Produire de l'électricité à partir de gaz, de charbon ou dans des réacteurs nucléaires a un impératif : il faut refroidir les centrales ! Et cela passe par un circuit de refroidissement utilisant de l'eau, prélevée dans un cours d'eau à proximité de l'installation.

Que se passera-t-il si cette eau se réchauffe en même temps que le reste la Terre ou vient à manquer du fait de périodes de sécheresse plus fréquentes ?

L'investissement de la Chine pour développer les énergies renouvelables sur son sol a été surprenant et massif ces dernières années. Il lui a permis d'acquérir des savoir-faire et de diminuer le coût de ces énergies. Ainsi armée de technologies maintenant plébiscitées dans le monde entier, la Chine entreprend désormais d'investir à l'étranger, à coups de milliards de dollards. Une stratégie "tout azimuth" pour étendre un Empire énergétique multi-filières.

L'Afrique sub-saharienne risque de perdre 30% de ses récoltes en 2050, à cause des dérèglements climatiques. Mais cette région a aussi la ressource de transformer son économie pour diminuer la pauvreté et l'impact de cette menace qui pèse sur elle.
C'est ce qui ressort d'un rapport de New Climate Economy et de Overseas Development Institute qui propose aux dirigeants concernés 5 voies "pour aller dans le bon sens".

Toutes les ressources que la Terre peut produire cette année ont été consommées ! Entre ce 8 août et le 31 décembre 2016, on vivra donc "à crédit".
Et cette sur-consommation, qui a commencé au début des années 1970, s'accélère : ce "jour de dépassement" était le 9 octobre en 2006. En 1961, l'humanité ne consommait que les trois quarts des ressources naturelles générées chaque année sur la planète pour l'alimentation, le bois et l'absorption des gaz à effet de serre.

Des chercheurs ont évalué concrètement les impacts sur l'océan et les activités associées selon que les accords de Paris sur le Climat soient plus ou moins suivis d'effet.
Certains écosystèmes marins montrent une extrême sensibilité au réchauffement, avec un impact important sur plusieurs types de pêche et d'environnement côtier, même si nous réduisons nos émissions de gaz à effet de serre et parvenons à l'objectif "+2°C". Et "laisser filer" le réchauffement ne serait-ce qu'à 2,7°C serait une folie...

Les saisons sur Terre sont théoriquement liées à sa course autour du Soleil et ne devraient pas évoluer. MAIS... d'année en année, l’été commence en fait toujours plus tôt !
Deux chercheurs français viennent de montrer que le printemps "effectif" en Europe de l'Ouest est aujourd'hui en avance de 12 jours par rapport aux années 1960.. et que ça pourrait être 19 jours en 2100. Car leur étude montre aussi que les activités humaines - au delà du réchauffement planétaire global - perturbent aussi les subtils équilibres atmosphériques qui "font le printemps".

Début février, les Députés ont rejeté la loi interdisant le chalutage profond, extrêmement destructeur. Soit. Mais ils l'ont fait sur la base de chiffres totalement faux sur l’état de santé des stocks de poissons, fournis le secrétaire d'état de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies : ce n'est pas 70% des espèces qui sont "à l'équilibre" mais 18%... Espérons que les Sénateurs qui étudieront cette loi fin mars soient mieux renseignés et s'inquiètent d'une telle désinformation !

Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

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