2012 02 refuel 1629074 pixabayEn France, depuis 2005, tous les hydrocarbures pour la circulation automobile (gazole et essence) sont distribués après mélange avec des biocarburants.

Dans un plein de 50 litres, cette pratique induit un surcoût de 2,3 € pour l'essence et 0,6 € pour le biodiesel.

Vous le saviez ? Les détails sont là.


Le mélange consiste à ajouter du biodiesel (issu de colza ou tournesol) au gazole et du bioéthanol (issu de betteraves ou céréales) à l'essence.

Or, d'une part la densité énergétique des biocarburants est moindre (il faut plus de carburant pour parcourir la même distance) et d'autre part, le prix de production plus élevé des biocarburants est répercuté à la pompe.

Entre 2005 et 2010, les consommateurs ont déboursé près de 3 milliards d'euros pour les biocarburants et la filière a reçu 2,25 milliards d'euros d'aide pour 18 000 emplois directs et indirects générés (selon les professionnels).

Les biocarburants représentent moins de 5% de la consommation de carburant. Leur expansion est limitée pour ne pas empiéter sur la surface agricole (6% en 2011).

"L'automobiliste sait-il que le gazole qu'il utilise dans sa voiture contient très certainement du biodiesel ? Que leur présence réduit le nombre de kilomètres qu'il peut parcourir (...) ?" , a demandé Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, lors de la présentation du rapport.

Source 
Rapport "La politique d'aide aux biocarburants de la Cour des Comptes" - Janvier 2012


A lire aussi : Contenus énergétiques massique et volumique de différents biocarburants et hydrocarbures


 

Vous cherchez une info précise ?

Les dernières vidéos

  • Diesel, le scandale de la santé publique

    Diesel, le scandale de la santé publique

    Pourquoi le diesel reste plus toxique que l’essence ? Le diesel est-il vraiment moins émetteur de gaz à effet de serre ?Interview du docteur Thomas Bourdrel (membre du collectif “Strasbourg Respire”) par Elisabeth Martichoux. "Diesel, le scandale de la santé publique" (émission "état de santé" de La Chaîne Parlementaire - LCP - du 25 novembre 2017)retranscription disponible ici
  • Quand la surpêche, les poissons coulent

    Quand la surpêche, les poissons coulent

    Les poissons sont de plus en plus nombreux dans nos assiettes et de moins en moins dans les mers et les océans du globe. Petit tour d'horizon d'une expansion qui a transformé en 60 ans la pêche "au gros" pour devenir la pêche "EN gros".

Les derniers livres chroniqués

  • Ces animaux qui font l’Histoire, 50 aventures d'animaux célèbres

    Ces animaux qui font l’Histoire, 50 aventures d'animaux célèbres

    Un cheval qui sait compter, des lions qui freinent l’avancée de la colonisation, un couple d’éléphants qui devient le symbole de l’amour idéal, un poulpe dont la mort fait la Une des journaux du monde entier... autant d’histoires vraies d’animaux célèbres qui ont marqué leur époque... Ces 50 histoires d’animaux célèbres - présentées par ordre chrologique - nous racontent aussi pourquoi chaque être vivant est particulier. Il n’y aura jamais qu’un seul Tilikum, Ourasi ou Knut. Chacun d’eux est unique et, à sa manière, a écrit ou écrit encore l’histoire, notre histoire.
  • Révolutions animales, ou comment les animaux sont devenus intelligents  (ouvrage collectif)

    Révolutions animales, ou comment les animaux sont devenus intelligents (ouvrage collectif)

    Comment la science a-t-elle établi que les animaux sont sensibles, mais aussi capables d'intelligence, d'émotion, de créativité, de joie, d'empathie ? Quelles certitudes avons-nous à ce jour ? Et puisque la frontière entre humains et autres animaux devient plus floue, comment envisager de nouveaux rapports avec eux ? Ce livre événement répond à la somme des questions scientifiques mais aussi politiques, juridiques et sociales que les découvertes récentes ont fait naître.
Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

logo sciences critiques à lire sur sciences-critiques.fr