Toutes les ressources que la Terre peut produire en 2015 ont été consommées le 13 août. Entre ce "Jour du dépassement" et le 31 décembre 2015, on vivra donc "à crédit" : 6 jours avant la date fatidique en 2014 ! Cette sur-consommation a commencé vers 1970 et s'accélère depuis : ce "jour de dépassement" se situait début octobre en 2000... et en 1961, l'humanité ne consommait que 75% des ressources naturelles générées par la planète pour l'alimentation, le textile, le bois et l'absorption des gaz à effet de serre.


2015 08 EOD logoActuellement, 86% de la population mondiale vit dans des pays qui consomment plus que ce que leur propre écosystème est capable de produire et l'humanité utilise 50% de ressources naturelles en plus que ce que la planète produit. Les estimations de la consommation énergétique et alimentaire basées sur une croissance démographique modérée indiquent que l'Empreinte écologique mondiale dépassera de 200% la biocapacité de la Terre avant 2050.

Déforestation, raréfaction de l'eau de source, érosion des sols arables, perte de la biodiversité et accumulation de CO2 dans l'atmosphère sont les effets pervers de notre dette écologique croissante. Celle-ci se manifeste par ailleurs en coûts humains et économiques de plus en plus lourds.

Source : Global Footprint Network

 

 

Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

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