En 2013, plus de 600 catastrophes naturelles ont entraîné des mouvements importants de population : 22 millions de personnes ont du abandonner leur habitation d'après le dernier rapport de l'IDMC (Internal Displacement Monitoring Center).
87% des déplacés vivent en Asie, mais aucun continent n'est épargné. Et la tendance globale est très clairement à une hausse importante des déplacements induits par des événements climatiques majeurs.


 

Inondations, glissements de terrain, feux de forêt, typhons, séismes,... parmi les 600 catastrophes naturelles recensées, 37 ont forcé plus de 100 000 personnes à quitter leur maison et devenir des déplacés (les déplacés restent dans leur pays, contrairement aux réfugiés qui quittent leur pays).
L'Asie a été la plus concernée - comme les années précédentes - puisqu'on y trouve 87 % des déplacés, soit 19 millions de personnes.

On se souvient notamment des typhons Haiyan aux Philippines (plus 4 millions de déplacés) et Man-yi au Japon (260 000 déplacés). Mais les pays occidentaux sont aussi touchés : 218 500 Américains ont du fuir les tornades en Oklahoma, à l'instar de 120 000 Canadiens, 52 550 Allemands et 7 000 Français qui ont dû fuir une catastrophe naturelle en 2013.

2014 09 17 IDMC  refugies climatiques world map 2013

2014 10 27 IDMC tendance deplacementsLe nombre de personnes exposées aux catastrophes naturelles a plus que doublé en 40 ans. 88 pays ont du faire face à des déplacements de plus de 10 000 personnes sur les 6 années 2008 à 2013.

Il faut y voir deux aspects.
L’augmentation de la population et sa concentration dans les villes exposent à une catastrophe naturelle de plus en plus de personnes.
La mise en place de systèmes d’alerte et d’évacuation d’urgence augmentent les déplacements (mais aussi la survie !) des populations menacées par des événements climatiques majeurs.

Par ailleurs, une analyse géographique ne portant que sur le nombre de personnes serait biaisée : lorsqu'une catastrophe touche une petite île ou des pays peu peuplés (en Afrique par exemple), la proportion d'habitants déplacés est souvent très élevée.
Ainsi, relativement aux populations, les inondations saisonnières ont provoqué des déplacements très importants en Afrique sub-saharienne - notamment au Niger, au Tchad, au Soudan et au Sud-Soudan - rendant très vulnérables ces populations déjà menacées par des conflits et la sécheresse.

Il faut également tenir compte de la fréquence des catastrophes qui empêchent une reconstruction satisfaisante des habitats et infrastructures entre deux évènements (notamment dans les pays en voie de développement).

Source
Rapport 2014 de l’Internal Displacement Monitoring Center (IDMC) (en anglais)
(L’IDMC publie un rapport sur les déplacés à cause des catastrophes naturelles tous les 5 ans)

Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

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