2012 11 architecture 1715051 pixabayLa Cour des comptes a publié un rapport en janvier 2012 sur les coûts passés (228 milliards) et à venir de la filière nucléaire française.

L'occasion de faire le point sur le coût réel de production et la coût facturé au consommateur.


La filière nucléaire a coûté 228 milliards d'euros à la France (investissements publics et privés confondus) depuis sa création : le montant de la construction des installations est de 121 milliards d'euros (hors coût de Superphénix), dont 96 milliards pour le parc actuel (58 réacteurs dont les plus anciens, Fessenheim 1 et 2, entrés en service en 1978) et 55 milliards pour les dépenses de recherche publiques et privées (soit un milliard par an).

Les coûts futurs du nucléaire comportent de nombreuses incertitudes, du fait de multiples inconnues quant à la gestion à long terme des déchets radioactifs et au démantèlement des installations (manque de données d'expérience, choix en suspens).

Quoiqu'il en soit, le poids de ces charges ne sera pas prépondérant : sur la période 2011-2025, les dépenses annuelles de maintenance des installations vont au minimum doubler par rapport à 2010 (3,7 milliards par an en moyenne, contre 1,7 milliard en 2010).

En 2010, les Français ont payé leur électricité 31 €/MWh alors que le coût moyen du MWh nucléaire s'est élevé à 49,50 €.

Le coût de production de la future centrale de Flamanville est, lui, estimé entre 70 et 90 €/MWh.

Source :
rapport de la Cour des comptes - 31 janvier 2012 (synthèse)

 

Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

logo sciences critiques à lire sur sciences-critiques.fr