Toutes les ressources que la Terre peut produire cette année ont été consommées ! Entre ce 8 août et le 31 décembre 2016, on vivra donc "à crédit".
Et cette sur-consommation, qui a commencé au début des années 1970, s'accélère : ce "jour de dépassement" était le 9 octobre en 2006. En 1961, l'humanité ne consommait que les trois quarts des ressources naturelles générées chaque année sur la planète pour l'alimentation, le bois et l'absorption des gaz à effet de serre.


Actuellement, l'humanité utilise 60% de ressources naturelles en plus que ce que la planète produit : nous consommons 1,6 fois ce que peut produire la Terre chaque année.

Déforestation, raréfaction de l'eau de source, érosion des sols arables, perte de la biodiversité et accumulation de CO2 dans l'atmosphère sont les effets pervers de notre dette écologique croissante. Celle-ci se manifeste par ailleurs en coûts humains et économiques de plus en plus lourds.

2016-08-08-jour-depassement.pngIllustration : Véronique Parasote (vous pouvez diffuser cette illustration, à condition de mentionner le copyright et de ne pas en faire un usage commercial)

A voir aussi (vidéo en anglais) : Le "jour du dépassement", c'est quoi au juste ?

Source : Global Footprint Network

 

Qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Comme toute science, l’écologie scientifique a le monde qu’elle prétend étudier qui lui colle à la peau. Cela n’invalide pas la scientificité de l’écologie mais, au contraire, confirme que l’écologie scientifique n’est pas différente des autres activités scientifiques. L'écologue doit assumer le fait que les interactions du monde vivant qu’il étudie sont elles-mêmes en interaction avec d’autres sphères, qu’elles soient éthique, politique ou citoyenne.

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