La pandémie mondiale de Covid-19 pointe le lien entre écosystèmes, biodiversité et émergence de nouvelles maladies infectieuses.
Pourtant, les analyses globales sur l’émergence des maladies infectieuses et leur transmission manquent.
Une vision lacunaire d'autant plus dramatique que le cercle vicieux entre émergence de maladies zoonotiques et déforestation a encore été renforcé par les impacts du Covid-19 !

Je suis quotidiennement les recherches qui se font sur le Covid-19 mais Noël approchant, avec sa ribambelle de craintes et contraintes dues au Covid-19, j'ai fait le point sur le fameux "les enfants ne sont pas contagieux".
Voici donc un article un peu particulier : au départ, je faisais un texte pour les membres de ma famille... mais, finalement, je partage (et complète) ici quelques infos sur le Covid-19 et les coronavirus en général.
Bonne lecture et bonnes Fêtes !

Des chercheurs ont étudié le climat qui était présent sur Terre il y a 55 millions d'années en étudiant des minéraux présents dans des sols très anciens.
Et même si le taux record de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère du Paléocène n'est pas encore égalé, nous nous en approchons.
Ce "vieux climat" pourrait donc donner une idée de ce que nous nous préparons comme climat dans quelques dizaines d'années : (très) chaud et (très) humide.

Maladie virale zoonotique à l’origine d’épidémies importantes, la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) se transmet du bétail à l’humain. Une équipe internationale multidisciplinaire a développé un modèle pour étudier la dynamique de l’épidémie de FVR qui a touché le département ultramarin français de Mayotte en 2018-2019. Il permet de déterminer les proportions de transmission directe et indirecte, et de donner des pistes pour lutter contre les épidémies émergentes qui ne cessent de se succéder.

Les cigarettes ne nuisent pas qu'à la santé des fumeurs... surtout quand les mégots finissent leur trajet près des côtes ! Et c'est souvent le cas : les mégots représentent 40% des déchets ramassés sur les plages de Méditerranée. Problème : en plus d'être des déchets plastiques néfastes aux animaux marins, les mégots ont un impact environnemental : ils acidifient l'eau de mer, y dissolvent des métaux et favorisent la présence de bactéries inhabituelles près des côtes.

Face aux manifestations citoyennes pour le climat, le gouvernement a réuni 150 femmes et hommes (non volontaires au départ) pour constituer une "Convention Citoyenne pour le Climat". Leur mission était de faire des propositions concrètes pour réduire - vite et bien - nos émissions de gaz à effet de serre.
Vous en avez entendu parler mais vous ne connaissez pas exactement les propositions faites (et qui devaient être reprises à 100% par le gouvernement) ? Elles sont là. Celles qui ont déjà été écartées malgré les promesses aussi...

En 2017, en France, une commission d’experts indépendants a été chargée d'évaluer l’impact attendu de l’entrée en vigueur de l’accord commercial entre l’Union Européenne et le Canada (CETA) sur l’environnement, le climat et la santé. Voici ce qu'il dit dans sa synthèse.

Spoiler : cela n'a pas empêché les députés français de ratifier l'accord le 23 juillet 2019 (scrutin).

Moins célèbre que le dioxyde de carbone (CO2) extrêmement néfaste pour le maintien de notre climat terrestre actuel car il agit sur de longues périodes, le méthane (CH4) n'en est pas moins un gaz à effet de serre très dévastateur.
Il se fait l'invité surprise d'une conséquence du réchauffement climatique qu'est la fonte des glaces, avec une menace encore plus importante que supposé jusque là : en se liquéfiant, les glaciers du Groenland, relachent aussi des tonnes de méthane dans l'atmosphère !

logo monde diploLe mensuel Le Monde Diplomatique a publié mon article d'analyse de l'impact environnemental du GCO (Grand contournement Ouest) de Strasbourg dans son édition de mars 2019, sous le titre "En Alsace, la route envers et contre tout".
"Un grand projet inutile ressorti des cartons - Avec la prise de conscience de la dégradation de l’environnement, de nombreux garde-fous et dispositifs d’expertise des grands projets ont été mis en place. Mais leur efficacité reste faible, car l’État peut s’en affranchir en toute impunité, comme le démontre le plan de contournement routier de Strasbourg."


 

Faire du grabuge n'est pas tout à fait l'image que l'on a des chercheurs et universitaires. Pourtant, les savants de tous pays perdent patience face à l'inertie politique qui nie l'urgence climatique !
A Strasbourg, le scandale est sous leurs yeux : le chantier d'une nouvelle autoroute (nommée GCO) a commencé brutalement sans avoir démontré son utilité mais avec la certitude de dégâts environnementaux majeurs. Enseignants et chercheurs ont donc fondé un Collectif pour faire entendre leur colère !

Quand les politiques vont à l'encontre des alertes des scientifiques, il appartient aux citoyens, conscients de l'urgence climatique, de s'en mêler !
C'est le cas à Strasbourg où "on" vient de relancer le Grand Contournement Ouest (GCO) pour enterrer une nature indispensable à tous sous le goudron d'une autoroute. Mais ici comme ailleurs, une réaction citoyenne s'organise pour dire STOP aux chantiers aberrants.
Actions en cours, actus et infos de référence : s'informer... puis agir !

Trop inertes ou trop pessimistes, les chercheurs en biodiversité et conservation de la nature ?
C’est le procès qui leur est souvent fait pour "justifier" que nous serions insouciants ou apeurés à agir pour l'environnement, malgré leurs travaux.
Pourtant, une étude à paraître pointe les vraies responsabilités : les scientifiques fournissent analyses et propositions… mais les décisions qui sont prises n’en tiennent pas compte !

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